Cet hiver soutenez et protégez votre système respiratoire

Respirer. Le mécanisme le plus naturel du monde pour tous les êtres vivants. Et pourtant dans notre société moderne, il devient de plus en plus difficile de BIEN respirer. La pollution de l'air, mais aussi les différents stress du quotidien, entravent la respiration et fragilisent notre système respiratoire, ce qui se répercute irrémédiablement sur notre santé. En hiver, l'organisme doit en plus faire face à de nombreuses agressions microbiennes, qui touchent particulièrement les voies respiratoires. Voici quelques conseils pour protéger et soutenir naturellement le système respiratoire.

La respiration, qu'est-ce que c'est ? 

La respiration est un processus vital qui permet les échanges gazeux entre un organisme et son environnement. Chez l'Homme, comme chez tous les autres animaux, elle désigne l'absorption de dioxygène (O2) et le rejet de dioxyde de carbone (CO2). En effet, les différents organes de l'organisme ont besoin d'un réapprovisionnement en oxygène permanent pour leurs activités. 

Afin de pouvoir respirer, l'organisme est doté de différents organes qui forment le système respiratoire, aussi nommé l'appareil respiratoire. Ce dernier se compose de nombreux organes. 

Les voies respiratoires supérieures ou voies respiratoires hautes, correspondent aux organes extrathoraciques, c'est-à-dire le nez, les fosses nasales, la bouche et le pharynx. 

Les voies respiratoires inférieures ou voies respiratoires basses, correspondent aux organes intrathoraciques, soit le larynx, la trachée, les bronches, les bronchioles et les alvéoles. 

Grosso modo, comment fonctionne la respiration ?

Pour fonctionner, la respiration associe deux fonctions principales, la ventilation et l'échange des gaz entre l'air et le sang. 

La ventilation correspond aux mouvements d'inspiration et d'expiration. Elle est assurée par la pompe respiratoire, qui se compose de la cage thoracique, la colonne vertébrale et les muscles respiratoires. Le muscle respiratoire principal n'est autre que le diaphragme. Alors que l'expiration est passive, l'inspiration demande un effort musculaire. En effet, les poumons n'ont pas de mouvements propres et suivent simplement ceux de la cage thoracique, orchestrés par le gonflement et le relâchement du diaphragme, positionné juste en dessous les poumons.

L'inspiration fait donc pénétrer de l'air par le nez et la bouche, qui traverse alors la tranchée jusqu'aux poumons. Ce sont dans les poumons que se trouvent les alvéoles pulmonaires, de minuscules sacs entourés de petits vaisseaux sanguins où s'effectuent les échanges gazeux. La pression en O2, plus importante dans l'air inspiré qui se trouve dans les alvéoles, poussera l'oxygène à entrer dans le sang et à se lier à l'hémoglobine, prenant la place du CO2. La pression du dioxyde de carbone dans le sang veineux va alors à son tour augmenter, ce qui poussera ce dernier à quitter le sang pour entrer dans les alvéoles pulmonaires, afin d'être éliminé lors de l'expiration. 

Le mucus, meilleur ami ou ennemi ?

Les voies respiratoires (ou voies aériennes) sont tapissées d'une muqueuse, dont les cellules produisent en permanence du mucus. Ce dernier est renouvelé et évacué constamment vers le haut à l'aide de microcils. Dans des conditions normales, le mucus est présent en fine couche et son rôle est très important. En effet, il permet d'évacuer les impuretés et les bactéries qui peuvent pénétrer dans les voies respiratoires. Il a donc avant tout un rôle de protection et de nettoyage

Lors d'une affection, l'organisme produit plus de mucus pour protéger les voies respiratoires et pour évacuer les agresseurs, ce qui conduit à des écoulements nasaux plus importants et à des encombrements. Selon les microbes, les voies respiratoires supérieures et inférieures seront plus ou moins touchées. On peut donc souffrir d'un simple rhume, allant parfois jusqu'à la bronchite. L'immunité ici est également importante, pour éviter que l'affection dégénère. Bien sûr, notre mode de vie et notre environnement vont également impacter nos voies respiratoires, qui seront plus ou moins surchargées. 

Parfois, ce système de défense est génétiquement défectueux et est responsable de certaines pathologies graves, comme la mucoviscidose. 

Quand le mucus est trop important et qu'il a du mal à être évacué, il peut grandement rendre la respiration plus difficile, pouvant amener à la sous oxygénation, nommée aussi hypoxie. Le manque d'oxygène peut mener à de nombreux symptômes, comme des troubles de l'humeur, de la concentration, de la mémoire ou encore un affaiblissement physique général. Il est donc important de dégager les voies respiratoires, pour permettre à l'oxygène d'y pénétrer normalement. 

Comment bien protéger et soutenir son système respiratoire avec la naturopathie

Voici quelques conseils qui peuvent vous permettre de renforcer et soutenir votre système respiratoire, afin d'éviter les affections des voies respiratoires : 

  • Bien s'alimenter : C'est un conseil de base pour une bonne santé générale. Une alimentation saine et équilibrée permet d'avoir un organisme qui fonctionne de manière optimale et qui possède des armes pour suffisamment bien se défendre. Un naturopathe pourra mettre en place un régime alimentaire qui répond aux besoins de l'organisme, lors d'un conseil complet et personnalisé. L'alimentation peut s'adapter à la saison, en tenant compte des besoins spécifiques de chacun. 
  • Apprendre à bien respirer : Cela paraît bête, mais nous sommes nombreux à ne pas savoir comment bien respirer. Il s'agit pour commencer d'avoir le réflexe d'inspirer par le nez et d'expirer par la bouche. Cela permet en outre une première filtration par les muqueuses nasales et que l'air se réchauffe avant d'arriver dans les poumons. 
  • Respirer un air de qualité : Vous vous en doutez, la qualité de l'air aura un impact non négligeable sur la santé du système respiratoire, mais aussi sur notre bien-être général. De nos jours, il n'est pas toujours évident d'avoir un air de qualité, surtout en ville. Pensez à aller vous aérer dans des milieux plus sains, en forêt, en montagne, en bord de mer, etc... Faites de grandes respirations et profitez d'un air plus pur. En intérieur, il est important de renouveler régulièrement l'air, même en hiver. Ouvrez les fenêtres minimum 10 minutes par jour. L'air ne doit pas être trop froid, mais pas trop chaud non plus pour ne pas dessécher les muqueuses, qui seront alors moins efficaces dans leur rôle de protection. 
  • Arrêter de fumer : le tabagisme va rendre les microcils des muqueuses beaucoup moins efficaces, ce qui va poser problème pour l'évacuation du mucus. C'est d'ailleurs pour cela que les fumeurs toussent, seul moyen mécanique pour évacuer correctement les glaires qui s'accumulent. La cigarette fragilise donc considérablement les voies respiratoires, ce qui ouvre une grande porte aux affections. 
  • S'habiller chaudement en hiver : il est mieux d'adopter une tenue adéquate à la saison pour conserver la gorge et la cage thoracique au chaud. 
  • Se tourner vers des solutions naturelles : il est possible à l'aide de compléments alimentaires et de plantes, de soutenir le système respiratoire. On peut effectuer une détox des poumons, aider à fluidifier et évacuer le mucus, soulager la toux ou encore apaiser les voies respiratoires. 

Il existe également d'autres méthodes de relaxation ou de gymnastiques respiratoires qui permettent d'améliorer sa capacité respiratoire. En naturopathie, il existe une technique très connue et souvent conseillée, le bol d'air Jacquier. Ce dernier utilise la résine de pin pour permettre à l'organisme de mieux absorber l'oxygène. 

Attention, toutes ces mesures ne dispensent en aucun cas d'aller consulter un médecin en cas d'affection respiratoire. Les mesures d'hygiène de vie sont à appliquer en prévention ou en soutien d'un suivi médical.