La baisse de la libido chez l'homme

La baisse de la libido ne concerne pas que les femmes. En effet, elle touche également les hommes, notamment à partir de 50 ans. D'ailleurs, selon un nouveau rapport de l'Association européenne d'urologie, de plus en plus d'hommes consultent pour des troubles divers de la libido. En 2019, on comptait environ 32% de consultations en plus que pour 2009. On constate également que la baisse de la libido touche aussi des hommes plus jeunes. Mais alors, comment agir en prévention ? Et qu'elles sont les solutions naturelles pour booster la libido ?

La libido, kézako ?

On entend régulièrement le terme "libido", mais sait-on exactement ce que c'est ?

La libido est, chez l'être humain, l'état psychologique qui se manifeste par l'envie de s'engager dans une activité sexuelle. Nommée également désir sexuel ou pulsion sexuelle, la libido peut avoir des hauts et des bas tout au long de la vie. Dans ce domaine, il y aura des différences entre l'homme et la femme. En effet, le désir sexuel s'éveille plus facilement et plus rapidement chez l'homme, que chez la femme. Il est également moins fluctuant et périodique chez l'homme. Cependant, la libido peut faire défaut chez les deux sexes et entraîner des perturbations de la vie sexuelle.

La baisse de la libido, de quoi parle-t-on ?

À proprement parler, quand on parle de baisse de la libido, on parle donc de la perte de désir sexuel. Il n'y a pas forcément de troubles physiques, les hommes n'ont tout simplement plus envie de faire l'amour. Il existe de nombreuses causes qui peuvent expliquer cette baisse de désir ou d'appétit sexuel. Les hommes confondent souvent troubles de l'érection et baisse de la libido.

Considéré comme étant un problème plus fréquent chez les femmes, on se tournait davantage vers elles quand il n'y avait plus de rapports sexuels au sein du couple. Le constat est qu'aujourd'hui, la baisse de la libido touche bien les hommes et devient même de plus en plus fréquente. C'est peut-être aussi que les hommes osent davantage en parler, même si beaucoup consultent tard, après des années à contourner le problème.

Les causes de la baisse de la libido chez l'homme

Le désir sexuel chez l'homme est plus constant, même s'il sera plus actif sexuellement avant l'âge de 30 ans. Cependant, des facteurs liés à son environnement et à son mode de vie, peuvent perturber sa libido.

Une fois toutes les causes purement médicales écartées, les causes les plus courantes sont, tout comme la femme, des troubles hormonaux, une fatigue générale, un épuisement nerveux et physique, du stress, de l'anxiété, la dépression, un choc émotionnel, une forte pression d'ordre familial ou professionnel, le surpoids ou encore une routine dans le couple qui ne stimule plus le désir sexuel. La baisse de la libido peut alors toucher des hommes de tous les âges.

Bien sûr, l'âge et les bouleversements hormonaux liés au vieillissement vont également perturber la libido à partir de l'âge de 50/60 ans. De même, toutes les pathologies qui épuisent l'organisme, peuvent provoquer une baisse de la libido.

La baisse de la libido après 60 ans

Souvent lors des consultations chez un sexologue, on ne sait plus si c'est la baisse de la libido qui impacte l'érection ou si ce sont les troubles de l'érection qui provoquent un manque de désir sexuel.  Plus spécifiquement chez l'homme âgé, la baisse de la testostérone va conduire à des troubles de l'érection, qui peuvent également diminuer le désir sexuel, l'impactant psychologiquement. C'est donc souvent la peur de ne pas avoir une érection suffisante et une performance satisfaisante qui perturbe la libido.

Avec le vieillissement, il y a bien sûr des causes pathologiques qui peuvent être à l'origine d'une baisse de la libido. La plus fréquente est l'hypertrophie bénigne de la prostate. En effet, l’activité de l’enzyme 5-alpha réductase transforme la testostérone en dihydrotestostérone, une hormone responsable de l’augmentation du volume de la prostate. Cette glande exocrine entoure l'urètre, conduit par lequel passent les urines, mais aussi le sperme. En augmentant sa taille, elle provoque des troubles mictionnels, mais peut aussi conduire à des difficultés d'érection plus ou moins importantes. Là encore, il peut y avoir un impact psychologique, les divers symptômes de l'adénome de la prostate pouvant devenir gênant et troubler la libido.

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L’alimentation au cœur de la santé

L’alimentation est la base d’une bonne santé. Selon sa qualité, elle permettra de retarder le vieillissement et de maintenir le bon fonctionnement de l’organisme dans son ensemble. Une bonne alimentation doit apporter de la vitalité et non en prendre.

Globalement, on se tournera vers une alimentation fraîche, équilibrée et variée. Idéalement, on favorisera les légumes et les fruits de saison, issus de producteurs locaux.

On recherchera les protéines et les acides gras dans les poissons, les œufs, les viandes maigres, les huiles végétales et les oléagineux. Les lipides et le cholestérol sont nécessaires à la synthèse des stéroïdes, comme la DHEA. Attention tout de même à limiter les viandes rouges, surtout grillées, ainsi que la charcuterie. Il ne s’agit pas de consommer des graisses saturées et « trans » en excès, mais de ne pas les diaboliser non plus, en apportant simplement ces dernières dans l’alimentation de manière mesurée.

Une carence en vitamine E peut également diminuer la production de DHEA. Les légumes et les fruits frais, ainsi que les huiles végétales et les oléagineux, apporteront de la vitamine E.

La DHEA (déhydroépiandrostérone): C'est une hormone stéroïdienne produite essentiellement par les glandes surrénales. Elle est surnommée "hormones mères", car elle sert de précurseurs aux hormones sexuelles (progestérone, œstrogènes, testostérone et aldostérone). Avec un pic de sécrétion maximale autour de 21 ans, sa production chute de plus de 80% à l'âge de 75 ans. Elle est également considérée comme une hormone anti-âge. Le maintien d'un niveau suffisant en DHEA est associé au bien-être physique et psychologique, ainsi qu'à une meilleure réponse au stress.

Les aliments riches en zinc et en sélénium sont également à favoriser, car ils interviennent dans la synthèse de la testostérone. Ils se retrouveront essentiellement dans les fruits de mer, le poisson, les œufs, dans les graines de courges ou encore la levure de bière.

Le Zinc intervient notamment dans la synthèse de la testostérone et maintient un taux normal de testostérone dans le sang. Il contribue à une fertilité et à une reproduction normale, tout en inhibant l’aromatase, une enzyme intervenant dans la production d’œstrogènes, en catalysant la conversation de la testostérone en estradiol. Les œstrogènes en petite quantité sont bénéfiques pour l’homme. Mais une augmentation anormale des œstrogènes favorise la prise de poids, la féminisation, la baisse de la libido, la perte de la masse musculaire et une perte d’énergie. 

De plus, le Zinc inhiberait également naturellement dans l’organisme l’activité de l’enzyme 5-alpha réductase. Cette dernière transforme la testostérone en dihydrotestostérone, une hormone responsable de l’augmentation du volume de la prostate.

La testostérone : C'est l'hormone androgène la plus connue. Chez l'homme, elle est principalement synthétisée dans les testicules, à partir de précurseurs dérivés du cholestérol comme la DHEA et l'androstenedione. Cette hormone et ses métabolismes assurent la différenciation sexuelle, stimulent ou contrôlent le développement et le maintien des caractères masculins, ainsi que le démarrage de la spermatogenèse à la puberté.

Attention au surpoids et à l'excès calorique qui diminuent le taux de la protéine SHBG impliquée dans le transport des œstrogènes et de la testostérone. Le surpoids augmente également l'aromatase.

Le tabagisme et l'alcool provoquent respectivement la diminution de la DHEA et l'augmentation du taux d’œstrogènes.

D’autres mesures de préventions simples

  • Limiter les effets du stress chronique : Le stress chronique est l’ennemi de la libido. Il peut bloquer ou affaiblir certaines fonctions physiologiques, causer des troubles hormonaux, de la fatigue et de la dépression. Il favorise la diminution du taux de DHEA, la prise de poids et oxyde les œstrogènes en dérivés quinones potentiellement cancérigènes. Il peut également être à l’origine de troubles de l’érection.
  • Veiller à la qualité du sommeil : La fatigue est une des causes de la baisse de la libido. De plus, une privation même modérée de sommeil favorise l'augmentation du taux de cortisol (stress ++), les phénomènes inflammatoires et une diminution de la synthèse de testostérone. Une bonne qualité de sommeil permettra de renforcer l’organisme, notamment face au stress. Idéalement, il est conseillé de ne pas se coucher après 23h pour conserver un bon cycle de sommeil.
  • La pratique d'un exercice physique régulier non violent diminue les taux d’œstrogènes et favorise le maintien des taux de DHEA. Le sport aide à se sentir bien dans sa tête et bien dans son corps. Il permettra de lutter naturellement contre le stress et le surpoids, en plus de favoriser la relaxation et un sommeil de qualité.

La Phytothérapie et la baisse de la libido

Parallèlement à un mode de vie sain et adapté aux besoins, les plantes viendront soutenir l’organisme de différentes façons, afin de retrouver de l’énergie et du désir.

Les plantes adaptogènes seront les meilleures alliées de la libido. Elles permettent de rebooster l’énergie et de renforcer l’organisme. Plus précisément, elles aident ce dernier à s’adapter à différentes situations difficiles, pour y faire face sans trop de dommages. On retrouve parmi ces plantes :

  • Le Ginseng (Panax Ginseng) : C’est une des plantes adaptogènes majeures de la pharmacopée chinoise. Le Ginseng est utilisé pour ses propriétés depuis plus de 3000 ans, réservé d’abord aux Empereurs pour augmenter leur longévité. Aujourd’hui, l’usage du Ginseng s’est répandu à travers le monde et est surtout connu pour ses propriétés stimulantes. Ce puissant tonique agit autant sur les fonctions physiques, qu’intellectuelles. Il aide à stimuler la vitalité et à lutter contre la fatigue. Il viendra soutenir les convalescents. C’est également un antistress naturel efficace. Le Ginseng est plus stimulant pour l’homme, que pour les femmes.
  • La Maca (Lepidium meyenii)  : Cette plante adaptogène, également nommée « Ginseng péruvien », est réputée à travers le monde, pour ses propriétés aphrodisiaques. Elle contribue naturellement à des fonctions sexuelles saines et stimule le désir sexuel. C’est également une plante « superaliment », source d’énergie. Elle aidera à maintenir les performances physiques, intellectuelles et sexuelles. La Maca sera efficace autant chez l’homme, que chez la femme.
  • L’Ashwagandha (Withania somnifera) : Également nommée « Ginseng indien », cette plante adaptogène est issue de l’Ayurvéda. Ses propriétés sont utilisées depuis des milliers d’années en Inde et à travers l’Asie. L’Ashwagandha est un tonique énergétique, qui maintiendra une résistance optimale de l’organisme, apportant une sensation d’énergie et de vitalité. Elle soutient les fonctions sexuelles chez l’homme, en plus d’améliorer la fertilité. Elle sera idéale pour les personnes fatiguées nerveusement et stressées.

D’autres plantes qui ne sont pas classées dans la grande famille des plantes adaptogènes, pourront également apporter des solutions à la baisse de la libido. On retrouve :

  • Le Pois Mascate (Mucuna pruriens) : C’est une plante de la médecine traditionnelle indienne, utilisée depuis des millénaires pour ses propriétés. En effet, le Pois Mascate ou Mucuna, contient de la L-Dopa, qui stimule la libido et améliore la fonction érectile. En prime, cette molécule est le précurseur de la dopamine, une hormone stimulant notre bonne humeur. Cependant, elle doit être prise avec précaution, étant à éviter en cas de troubles cardiovasculaires, psychiatriques ou encore hépatiques. Elle ne fait pas bon ménage avec les antidépresseurs.
  • Le Tribule terrestre (Tribulus terrestris) : Cette plante est utilisée pour ses propriétés dans les différentes médecines traditionnelles à travers le monde. Elle contient des molécules comme la diosgénine, la dioscine ou encore le protodioscine, qui stimulent la production de la testostérone. Elle favorise le désir sexuel, ainsi que la capacité sexuelle, en particulier chez l’homme. Elle s’utilisera uniquement sur quelques jours en respectant les doses indiquées sur les compléments alimentaires ou conseillées par les fabricants. Elle peut être hépatotoxique sur le long terme, elle est donc déconseillée pour un usage sur le long terme sans avis médical.

De nombreuses épices ou condiments sont également réputés pour avoir des vertus aphrodisiaques et stimulantes, comme la cannelle, le gingembre, l’ail ou encore la menthe poivrée.

Il est conseillé de ne pas cumuler plusieurs de ces remèdes, mais plutôt de se tourner vers la plante qui convient le mieux à ses besoins et qui donnent de bons résultats. Demandez l’avis de votre médecin. Ces conseils ne replacent en rien un suivi médical en cas de troubles de la libido.