Tout savoir sur le sucre de coco

Une consommation excessive de sucre ajouté, soit au-delà de 5% des apports journaliers, serait délétère pour la santé. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), il faudrait en consommer au maximum 25 grammes par jour, ce qui représente six cuillères à café. Lorsque le sucre est raffiné, il serait d’autant plus nocif pour l’organisme. En effet, dénué de tous ses nutriments, il n’apporterait qu’une charge calorique sans valeur ajoutée, autrement dit, une calorie vide.

Puisque le sucre de table classique issu de la betterave sucrière ou de la canne à sucre ne fait pas l'unanimité, diverses alternatives fleurissent sur le marché. 

Focalisons-nous sur l’une d’entre elles : le sucre de fleur de coco aussi appelé sucre de coco.

Mais, qu’est-ce que le sucre de fleur de coco ? De quoi est-il constitué ? Comment choisir un sucre de noix de coco de bonne qualité ? Quels sont ses avantages et ses inconvénients pour la santé ? Quel est son réel impact écologique ?

Voici toutes les réponses et tout ce qu’il faut savoir sur le sucre de coco dans cet article !

Qu’est-ce que le sucre de noix de coco et comment est-il produit ?

Le sucre de fleur de coco est extrait de la sève des élégantes fleurs jaunes du cocotier (Cocos nucifera), qui est une plante tropicale sucrière. Néanmoins, ne vous y méprenez pas ! Ce sucre n’a ni une forte odeur de noix de coco ni le goût prononcé de ce fruit exotique. Il a plutôt un goût subtilement caramélisé.

Le sucre de coco a des origines lointaines puisqu’il est majoritairement produit en Inde, en Amérique du sud et dans les zones tropicales du Pacifique.

Dans ces pays éloignés de la France, la sève issue des fleurs du cocotier est extraite artisanalement. Les cueilleurs grimpent aux sommets des immenses cocotiers pour exécuter une récolte minutieuse de la sève fraîche.

Une fois la sève extraite des tiges des fleurs matures, elle subit un court processus de transformation. Ainsi, le précieux liquide sirupeux est chauffé, c’est ce qui donne notamment ce goût caramélisé et fruité au sucre de fleur de coco. L’évaporation de l’eau donne une pâte dense qui est malaxée et frottée manuellement à l’aide d’une coque de noix de coco. Ce mouvement soigneux permet de créer une poudre finement granuleuse : le sucre de coco brut. Enfin, il est tamisé et parfois étalé sur des plateaux en bois pour finir de sécher. Le sucre de noix de coco est ainsi prêt à être conditionné et exporté !

Le sucre de fleur de coco liquide (nectar de coco) obtenu lors de la première étape de transformation est également commercialisé. C’est un sirop homogène et brun foncé.

La France produit également du sucre de coco en bien moindre quantité dans certains départements d’Outre-mer. Parmi lesquels citons, la Guyane, la Martinique et la Réunion. Ce n’est tout de même pas sa grande spécialité puisque l’Hexagone est l’un des premiers producteurs européens de betterave sucrière (Beta vulgaris). 

Le sucre extrait de ces betteraves naturellement blanches est composé de 99% de saccharose. Son procédé de transformation, appelé procédé sucrier, est industrialisé et comporte plus d’étapes pour arriver au produit fini que pour le sucre de noix de coco. Il en est de même pour le sucre blanc issu de la canne à sucre (Saccharum officinarum) qui est raffiné, lui comporte 95% de saccharose.

De quoi est constitué le sucre de noix de coco ?

Le sucre de fleur de coco est constitué à 75% de saccharose, qui résulte de l’association de deux molécules également appelées “oses”. Ainsi, du glucose est lié par une liaison chimique, nommée liaison osidique, à du fructose. 

Le sucre de noix de coco est constitué d’environ une moitié de fructose et d’une moitié de glucose. Sa composition est un point commun avec les fameux sucres blancs issus de la betterave sucrière et de la canne à sucre mentionnés ci-dessus.

Cependant, le sucre de coco n’est pas un sucre raffiné. De ce fait, il ne passe pas par des procédés de purification ou de décoloration avant d’être consommé. Ses vitamines, ses minéraux et ses oligo-éléments ne lui ont pas été retirés et ils sont ainsi conservés. L’organisme peut donc en bénéficier. Le sucre de noix de coco possède des vitamines du groupe B, du magnésium, du zinc, des antioxydants (polyphénols) qui protègent nos cellules de l’oxydation et du vieillissement prématuré, ou encore une fibre alimentaire soluble, l’inuline.

Il est utile de préciser que les nutriments essentiels doivent être apportés par une alimentation variée et adaptée à chacun au quotidien. Il ne faut bien entendu pas compter que sur le sucre ajouté !

Toutefois, adopter une alternative au sucre de table, plus saine, reste une valeur ajoutée. Effectivement, utiliser le sucre de noix de coco qui n’est pas un sucre raffiné, avec parcimonie, reste plus intéressant. Il permet d’ajouter un peu de micronutriments fondamentaux dans l’alimentation et d’éviter ainsi la consommation de calories dépourvues de nutriments (calorie vide).

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Quels sont les impacts écologiques et éthiques du sucre de noix de coco ?

Les points positifs du sucre de coco sur l’environnement

La production de sucre de fleur de coco est effectuée en majorité par des petits agriculteurs et cultivateurs locaux.

Les cocotiers poussent sans souci sur divers sols, leur culture est facile. De ce fait, la déforestation est limitée. De plus, tout au long de leurs vies, ils nécessitent peu d’eau pour se développer.

Également, les cocotiers desquels la sève est issue en produisent encore après les récoltes successives, et ce, pour de multiples années. Ces plantes sucrières ont même un rendement deux fois supérieur à celui de la canne à sucre.

À ce propos, l’Organisation des Nations Unies (ONU) l’estime comme le sucre le plus durable.

Les points négatifs du sucre de noix de coco sur l’environnement

L’impact positif de la production de sucre de noix de coco est controversé pour certains.

En effet, les pays occidentaux sont de plus en plus friands des produits à base de noix de coco, que ce soit de l’huile de coco, de l’eau de coco mais également du sucre de noix de coco. Pour subvenir à la demande qui explose, la culture traditionnelle des cocotiers sans pesticide ni quelconque engrais est parfois bafouée, pour générer un rendement important, et ainsi honorer la demande. À présent, Il existe même des monocultures de cocotiers qui détruisent la biodiversité. Il faut produire plus et vite.

Par ailleurs, la plupart du sucre de noix de coco consommé par les pays occidentaux a malheureusement des origines éloignées de la France. Ce produit est donc importé via des transports polluants comme l’avion. Son importation engage donc des émissions de gaz à effet de serre nuisibles à l’environnement.

L’éthique et la main d’œuvre

Les agriculteurs locaux ont du travail garanti puisqu’avec la demande accrue, la production de sucre de fleur de coco leur assure un revenu systématique.

Mais dans quelles conditions ? En effet, les petits producteurs sont souvent sous-payés d’autant plus qu’ils prennent de lourds risques en montant au sommet des immenses cocotiers. Concrètement, aux Philippines, plus de la moitié des producteurs de noix de coco vivent dans la pauvreté.

Pour consommer du sucre de fleur de coco éthique qui respecte les droits fondamentaux des exploitants locaux, il existe des labels figurants sur le packaging du produit. Effectivement, les mentions commerce équitable et biopartenaire restent des indicateurs intéressants sur la fiabilité du produit. Ainsi, un sucre de fleur de coco labellisé “commerce équitable” assure plus d’équité et de transparence dans le commerce international. Il vise, entre autres, la réduction des inégalités sociales en assurant un revenu convenable et plus important aux producteurs. Quant au label biopartenaire, il favorise en plus l’agriculture biologique qui préserve la santé des producteurs de sucre de noix de coco et l’écologie.

Vous trouverez sur le site de La Vie Naturelle, un sucre de fleur de coco de qualité. Il respecte des engagements éthiques, puisqu’il est notamment certifié Fair Trade et Agriculture Biologique.

De plus, il est tout à fait pertinent de se renseigner de son côté sur la transparence des marques qui commercialisent le sucre de fleur de coco que l’on souhaite acheter. 

Comment choisir un sucre de coco de bonne qualité ?

Vous auriez peut-être tendance à penser que la couleur du sucre est un bon indicateur pour en déduire sa qualité. Plus il est clair, plus c’est un sucre raffiné donc il est dénué de nutriments et plus il est foncé, moins c’est un sucre raffiné donc il comporte plus de nutriments ? Ce n’est pas exactement le cas, des nuances sont à apporter.

En effet, le sucre issu de la betterave sucrière est naturellement blanc et il n’est pas raffiné. C’est d’ailleurs le plus courant en France, c’est une production locale. Cependant, bien qu’il ne soit pas raffiné, il comporte très peu voire pas du tout de micronutriments intéressants.

À contrario, la canne à sucre dont provient le sucre de canne blanc est totalement raffiné tant dis que les sucres de canne blond, roux, et brun sont plus ou moins, ou pas du tout, raffinés selon la couleur.

Attention, le sucre roux peut être du sucre blanc de betterave sucrière cuit (vergeoise) ou du sucre de canne raffiné coloré artificiellement pour donner cette belle couleur caramélisée tentante. Un aspect de sucre non raffiné est obtenu à moindre coût. 

Pour savoir si le sucre contient des colorants, il suffit de lire l’étiquette des ingrédients qui se trouvent sur le produit. La mention “colorant” y est inscrite si c’est le cas. 

Toutefois, le sucre de fleur de coco n’est pas raffiné. Il en existe deux types, l’un est un peu plus clair et l’autre un peu plus foncé. Tous les deux ne sont pas raffinés. Le plus clair possède un goût moins prononcé que le second d’un marron plus intense.

Enfin, choisir un sucre de noix de coco issu de l’Agriculture Biologique le préserve au maximum d’une contamination avec des substances chimiques non désirées.

Combien coûte le sucre de coco ?

Le sucre de fleur de noix de coco reste un produit onéreux. Effectivement, le prix au kilo d’un sucre issu de l’Agriculture Biologique se situe aux alentours de 15 euros. En comparaison, le prix diminue de moitié pour un sucre issu de la canne à sucre de même qualité, de type muscovado.

Néanmoins, le sucre n’étant pas à consommer à outrance, le sucre de fleur de coco devrait durer dans le temps.

Le sucre ajouté est surtout utilisé pour apporter un doux goût sucré et agréable aux différentes préparations culinaires. Dans ce cas précis, si vous le pouvez, variez les plaisirs en vous offrant du sucre de fleur de coco !

Où trouver du sucre de coco ?

Depuis quelques années, beaucoup de personnes recherchent la meilleure alternative au sucre raffiné. Le sucre de noix de coco est donc une alternative de plus en plus utilisée. De ce fait, il est à présent accessible très facilement que ce soit en magasins biologiques, en grandes surfaces ou même sur internet.

Pourquoi utiliser du sucre de coco : avantages et controverses !

Les intérêts environnementaux et les problématiques écologiques et éthiques ayant déjà été évoqués, focalisons-nous sur l’aspect de la santé du consommateur.

L’Index Glycémique ou Indice Glycémique (IG)

Le premier avantage apprécié du sucre de fleur de coco est son Index Glycémique (IG) bas qui serait compris entre 25 et 35. L’Indice Glycémique mesure la capacité d’un aliment, une fois digéré et absorbé plus ou moins vite, à faire augmenter la glycémie c’est-à-dire le taux de glucose dans le sang. 

Ce phénomène implique une hormone, l’insuline qui a pour rôle de faire baisser la glycémie sanguine. Pour ce faire, elle fait pénétrer le glucose dans les cellules qui en ont besoin pour fonctionner et elle permet également de mettre en réserve sous forme de glycogène le glucose dans les organes de stockage du corps, principalement le foie et les muscles.

Plus l’Index Glycémique est faible, moins il y aura de sécrétion d’insuline par le pancréas. Plus l’Index Glycémique est haut plus il y a aura de sécrétion d’insuline par le pancréas. L’IG bas est inférieur à 35, l’IG moyen se situe entre 35 et 50 et enfin, l’IG élevé est supérieur à 50.

L’excès de sucre et des variations trop importantes d’insuline peuvent favoriser certaines pathologies comme l’obésité et le diabète de type 2. De plus, si la consommation en sucre ajouté est abondante, l’ajout calorique engendré peut être stocké sous forme de graisse (triglycérides) dans les cellules prévues à cet effet, les adipocytes (formant le tissu adipeux).

Un goût subtil étonnant

Par ailleurs, le sucre de coco a un goût caramélisé agréable et original qui se mariera avec vos préparations. Il permet de varier les plaisirs en découvrant des saveurs étonnantes.

Un sucre riche en micronutriments

Le sucre de fleur de coco n’étant pas un sucre raffiné, il possède des micronutriments intéressants contrairement aux sucres de betterave sucrière et de canne à sucre raffiné.

Un substitut naturel plus sain au haut pouvoir sucrant

Peut-être seriez-vous tenté d’utiliser des édulcorants de synthèse pour avoir le bon goût du sucre sans ses calories ? Même naturels, les effets des édulcorants sur l’organisme ne sont pas connus à long terme. Il est préférable d’avoir recours à des alternatives naturelles plus adaptées en les consommant sans excès.

Le sucre de noix de coco est une alternative 100% naturelle et plus saine. Grâce à son pouvoir sucrant d’exception, le sucre de fleur de coco permet de consommer du sucre ajouté en plus faible quantité. 

Il ne faut surtout pas oublier que, même si le sucre de fleur de coco présente différents avantages, il reste une source du sucre ajouté et sa consommation doit donc rester modérée !

Attention, si vous avez une pathologie particulière, ne prenez pas de risque ! Renseignez-vous auprès d’un professionnel de santé pour savoir si l’utilisation du sucre de fleur de coco est adaptée à votre situation.

Comment utiliser le sucre de coco ?

Le sucre de fleur de coco a une grande adaptabilité. De ce fait, il peut s’utiliser en substitut au sucre de table que ce soit dans vos cafés ou dans vos pâtisseries. Parmi lesquelles citons, les pâtes à tartes, les gâteaux ou encore les cookies. Il est également possible de créer un onctueux caramel avec ce sucre à la saveur naturellement caramélisée et réconfortante.

Un seul bémol, en pâtisserie, le sucre de fleur de coco ne réagit pas de la même manière que les sucres habituellement utilisés. De ce fait, pour des recettes plus techniques comme les meringues par exemple, il est tout à fait possible de l’utiliser mais il faut parfois retravailler les recettes et essayer des dosages différents.

Comment doser le sucre de fleur de coco dans les préparations ?

Pour doser correctement le sucre de coco dans vos recettes, rien de plus simple ! Il est possible de diminuer la dose d’un tiers puisqu’il a un pouvoir sucrant plus élevé que le sucre de table habituel.

En revanche, la saveur officielle de vos préparations se modifiera un peu pour laisser place au goût typique et délicat du sucre de coco. De plus, vos créations deviendront plus foncées puisque ce sucre est de couleur brune.

Par ailleurs, même si le sucre de coco vous permet de sucrer autrement, il n’est pas préconisé d’en mettre des doses plus élevées dans vos préparations en pensant que ce sucre est meilleur pour la santé. Effectivement, au quotidien, il n’y a pas de bénéfices particuliers pour la santé à consommer du sucre de noix de coco et à en rajouter là où vous n’en n’auriez habituellement pas mis. C’est effectivement une bonne option mais le sucre de noix de coco reste du sucre ajouté, à utiliser donc avec modération !

Combien de calories dans le sucre de fleur de coco ?

Le sucre de coco possède environ 39 calories pour une cuillère à soupe, contre 40 calories pour une cuillère à soupe de sucre blanc issu de la betterave sucrière ou de la canne à sucre. Tous les trois sont composés de saccharose qui allie une molécule de glucose avec une molécule de fructose. 

Le sucre de coco : l’avis d’une naturopathe

Tout d’abord, lorsque le sucre est évoqué comme étant nocif à la santé de l’être-humain, il est bien question du sucre ajouté, dont l’OMS recommande de ne pas dépasser 5% des apports journaliers. 

Il est important de ne pas faire d’amalgame et de ne pas stigmatiser les glucides (céréales, légumineuses…) dans leur globalité puisqu’ils restent l’un des macronutriments essentiels au fonctionnement optimal de notre organisme.

En effet, certaines cellules de notre corps, comme les globules rouges, sont des cellules dites glucodépendantes strictes. Ainsi, elles consomment exclusivement du glucose pour vivre. Les glucides sont à consommer de façon tout aussi adaptée que le sucre ajouté (environ 45 grammes par repas), tout comme les lipides et les protéines. Une cuisson adaptée des glucides pour éviter un Index Glycémique trop élevé est également préconisée.

Par ailleurs, le sucre de fleur de coco présente des qualités non-négligeables. Hors pathologie spécifique, respecter la dose quotidienne de sucre ajouté recommandée n’est pas délétère.

Toutefois, attention, même si vous pensez ne pas manger une quantité importante de sucre ajouté, il faut savoir que l’industrie agro-alimentaire l’utilise beaucoup. En effet, c’est un additif intéressant notamment en tant qu'exhausteur de goût. De ce fait, les produits industriels regorgent de sucres cachés et parfois même modifiés (sirop de glucose, ajout de fructose…) qui sont à compter dans les 25 grammes maximum par jour recommandés par l’OMS !

Prêtez une attention particulière à la qualité des produits que vous consommez en jetant un œil à la liste des ingrédients figurant sur ces derniers. Pour limiter les risques, préférez des aliments le moins industrialisés et le moins transformés possible. Coupler ces choix avec la consommation raisonnable d’un sucre de meilleure qualité comme le sucre de noix de coco, paraît être un compromis judicieux.

Clara Del Rio Y Quintana

Naturopathe